Formations subventionnées en bretagne dans les métiers de la sécurité privée

Le Centre Canin de Cast recrute 16 stagiaires pour des formations subventionnées et rémunérées par le conseil régional de Bretagne dans les métiers de la Sécurité Privée sur des titres professionnels : Agent cynophile de sécurité en Intervention, Agent de prévention en évènementiel palpation de sécurité et SSIAP 1 trois certifications ( diplômes donnant cartes professionnelles) . Télécharger le livret d'information du centre

News Sécurité au contact des agents cynophile

Sécurité au contact des agents cynophile

au-contact-maitres-chiensAu centre canin de Cast, chaque année, une trentaine de personnes sont formées aux métiers de la sécurité et plus spécifiquement à celui d'agent cynophile. Une formation intense qui demande une discipline de fer pour le chien et son maître, ainsi qu'une connaissance des textes juridiques.

En retrait, Luc Hénaff, responsable du centre canin de Cast et les trois membres du jury évaluent la prestation de Valérie Duchâteau. Tous ses gestes, toutes ses paroles, ses actions sont scrutées lors de cet examen final. L'attitude de Chester est également observée, notamment son obéissance aux ordres de son maître. Pour en arriver là, Chester et Valérie Duchâteau ont suivi la formation dispensée par Luc Hénaff. Deux fois par an, une douzaine de personnes se présente à cette formation, subventionnée et rémunérée par la région.

Elle permet, à l'issue de 315 ou 490 heures d'enseignements théorique et pratique, d'obtenir trois diplômes : agent de sécurité, agent cynophile et sécurité incendie-secours à personne. La prochaine formation débute ce mois-ci et durera cinq mois et demi.

Intervenir dans un cadre légal

Avec une trentaine de dossiers pour un maximum de 16 places, l'apprentissage attire des étudiants de tout âge. « Aux trois quarts, ce sont des jeunes entre 26 et 30 ans. Les femmes représentent en moyenne 30 % de la promotion. Ce qui est bien car on ne voyait pas ça avant », constate Luc Hénaff. « La seule contrainte, c'est d'avoir un chien car lui aussi est évalué », continue le responsable.

Et si ce dernier peut parfois être trop violent ou agressif, il arrive que ce soit le maître qui n'aille pas. « On a eu des élèves avec des chiens parfaits mais qui, eux, n'étaient pas du tout adaptés à ce métier ». Lors de la formation et plus encore pendant l'examen final, est martelée la notion de « cadre légal » ou juridique. « Le chien est une arme, il ne doit pas être utilisé de façon irréfléchie et en dehors d'un cadre légal », précise Luc Hénaff.

« Une réponse proportionnée »

En clair, l'intervention doit résulter d'un enchaînement logique. Le chien ne peut attaquer (avec ou sans muselière) s'il n'y a pas de menaces réelles. Luc Hénaff détaille : « La menace doit être actuelle, injustifiée et réelle. En ce cas, la réponse sera nécessaire, immédiate et proportionnée. Toujours en légitime défense ». Une personne menaçante mais se trouvant à six mètres n'engendrera pas la même réponse que si elle se trouvait à 20 cm. « Une réponse proportionnée, toujours ! », martèle Luc Hénaff. Et, pour cela, le contrôle du chien doit être primordial, notamment lorsqu'il s'agit de lui faire lâcher prise.

La discipline et l'obéissance sont évaluées lors de la première partie de l'opération qui se termine par un compte rendu de l'étudiant. « Ils doivent s'expliquer devant le jury sur toute l'intervention. Des types de questions auxquelles ils devront peut-être répondre s'ils doivent agir de cette façon quand ils seront en poste. « On essaye de les préparer à tout et, surtout, de leur éviter d'aller en prison à la place d'un autre », termine Luc Hénaff.

Source Télégramme