Formations subventionnées en bretagne dans les métiers de la sécurité privée

Le Centre Canin de Cast recrute 16 stagiaires pour des formations subventionnées et rémunérées par le conseil régional de Bretagne dans les métiers de la Sécurité Privée sur des titres professionnels : Agent cynophile de sécurité en Intervention, Agent de prévention en évènementiel palpation de sécurité et SSIAP 1 trois certifications ( diplômes donnant cartes professionnelles) . Télécharger le livret d'information du centre

News Dans la jungle des sociétés de surveillance

Dans la jungle des sociétés de surveillance

Nomination d'un monsieur sécurité

La création d'un «M. Sécurité privée» constitue un pas de plus vers la responsabilisation des agents de sûreté et de surveillance.

Le citoyen tolérera-t-il demain qu'un vigile lui réclame ses papiers au nom de la loi ? La question est loin d'être théorique. Déjà, au nom de la lutte antiterroriste, l'homme de la rue doit parfois ouvrir son sac sur requête de l'agent de sécurité, s'il veut entrer dans un magasin. Il présente aussi depuis longtemps, sans rechigner, ses papiers aux commerçants, lorsqu'il paie en chèque. Alors qu'une caissière n'a juridiquement aucun droit de les lui réclamer.

La création d'un «M. Sécurité privée» par Brice Hortefeux constitue un pas de plus vers la responsabilisation des agents de sûreté et de surveillance. Pour Claude Tarlet, président de l'Union des entreprises de sécurité privée (USP), qui regroupe les deux tiers du chiffre d'affaires du secteur, «cette initiative ouvre une ère nouvelle dans la relation public-privé».

C'est le président de la République en personne qui a ouvert les vannes. Le 15 décembre 2008, dans un livre blanc sur «la participation de la sécurité privée à la sécurité générale en Europe», Nicolas Sarkozy faisait ce constat: «La demande et l'offre de sécurité se font plus pressantes et exigeantes, en raison de l'espace laissé par la réduction nécessaire des dépenses des États.» On ne saurait être plus clair: à l'heure de la Révision générale des politiques publiques (RGPP), le grand Léviathan n'a plus les moyens d'assumer seul sa mission régalienne. Mais l'hôte de l'Élysée, qui n'a pas hésité à parler d'une «coproduction» de sécurité à terme, pose un préalable au renforcement de ce partenariat: que le secteur privé s'organise.

Car le meilleur côtoie le pire dans la jungle des sociétés de surveillance. Certaines emploient du personnel au casier judiciaire bien chargé. D'autres se muent en véritables officines. Et ce n'est pas la principale victime de l'affaire Clearstream qui dira le contraire. Il faut faire la chasse aux mauvaises pratiques et aux brebis galeuses, certes minoritaires, qui ternissent l'image d'une profession pourtant devenue indispensable à la bonne marche des activités humaines et commerciales des aéroports ou des zones d'activités qui jouxtent les quartiers sensibles des grandes agglomérations.

Fichier des candidats

Déjà, une carte professionnelle est devenue obligatoire pour exercer un métier dans la sécurité privée. Son attribution est conditionnée à une enquête des services préfectoraux. Avec la constitution d'un fichier des demandeurs de carte, pour éviter qu'un candidat douteux recalé dans un département ne contourne l'obstacle en présentant un dossier ailleurs. Il faudra aussi avoir suivi une formation.

De son côté, l'État devra montrer l'exemple. Car les préfectures mettent parfois des mois à découvrir qu'un salarié n'avait pas le droit d'exercer. Or, faute de réponse dans des délais raisonnables, craignant de perdre des marchés, les sociétés mettent souvent leurs candidats au travail sans attendre, en toute illégalité.

Avec le projet Hortefeux, c'est le Conseil national de sécurité privée qui se verrait attribuer le pouvoir de délivrance du précieux sésame. Sous le contrôle d'un État devenu pragmatique.

Source : Le figaro.fr

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